London Calling.

Cette année, il semblerait que j’eusse décidé de voyager en mode éco. Ecologique et économique, après un voyage à Rotterdam en bus Eurolines, j’optais cette fois pour un Flixbus pour relier Londres. La 2nde compagnie ayant absorbé la 1ère, c’est dans une agence Eurolines que je réservai les billets Aller/retour pour une somme avoisinant les 100 €.

  Le départ se fit à 2h de la gare Lille-Europe, au petit matin le vendredi qui succédait au jeudi de l’ascension. Comme la plupart des passagers, nous espérions ainsi économiser une nuit d’hôtel en dormant dans le bus pendant les 6h de trajet qui nous attendaient. C’était sans compter sans les ronflements incessants d’une mama  en boubou qui débutèrent dès le périphérique lillois, pour ne cesser qu’à l’arrivée à Victoria Coach Station.

  Après un café réconfortant, la Gare Routière se situant en plein centre-ville, la visite de Londres débuta par les quartiers royaux. Vous ne trouverez pas de photo de Big Ben dans ce carnet de voyage, la tour était complètement empaquetée pour cause de travaux.  En traversant, Saint-James Park, une horde d’écureuils gris dévalisèrent le stock de provisions qui n’avaient pas été dévorées dans le bus. Ces derniers ne se firent pas prier pour se délecter de restes de bananes qui avaient noirci pendant le voyage .

Écureuil gris, Saint James Park
Ecureuil gris à St-James Park.

Le déjeuner du midi se fît dans le quartier de Soho où l’on trouve les collages de Loretto mettant en scène des personnages comme la reine d’Angleterre, Theresa May…

Loretto, Soho.
Pochoir de Loretto « Un rêve ne vaut rien…Si vous le laissez en pyjama »

Après avoir collé quelques stickers pour les copains et un rapide passage dans la rue commerçante de Carnaby street épicentre du Londres des sixties, il était temps de tester les cartes de métro récupérées au hasard d’une discussion avec mes voisins. La bonne surprise c’est que les deux cartes étaient créditées chacune d’un montant de 5 pounds ! Même si c’était largement assez pour se rendre à Camden, ce petit pécule sera vite réduit au néant, les prix des transports en communs à Londres étant assez élevés.  

Camden.

Camden se résume en un immense souk bondé de monde, royaume de la fripes pour néogothiques aux façades exubérantes. Quelques pièces de street-art valaient tout de même le détour comme cette fresque de chimpanzé peinte par Gnasher Murals sur laquelle je constatais en triant mes photos à mon retour en France qu’un tableau de SC Free Art, une connaissance lilloise, y était apposé !

Gnasher Murals Camden.

A la fin d’une journée faste il était temps de prendre ses quartiers à l’appartement réservé et situé près de la station Bermondsey. Une erreur de lecture du plan du métro value quelques kilomètres de marche supplémentaires, en passant par le Pont de Londres (photo de couverture) et aussi devant cette fresque de William Shakespeare, poète, dramaturge et écrivain du XVIème siècle qui influença et continu d’influencer grandement la culture anglo-saxonne.

Fresque William Shakespeare.
Shakespeare In Mauve.

  Un séjour de deux jours seulement dans une ville aussi étendue et foisonnante que Londres imposait un emploi du temps chargé. Beaucoup de noms de rues ou de quartiers résonnaient comme des endroits familiers et pourtant jusque-là inexplorés. Brick Lane ? Whitechapel ? Allons voir si la rose…

Whitechapel et Brick Lane.

Whitechapel est le quartier où sévissait le tristement célèbre Jack L’Eventreur. Des bas-fonds de l’East End il ne restait pas grand-chose. Les buidings (la City se trouvant à quelques pas) ont succédé aux demeures insalubres et aux maisons closes. Seuls quelques pubs aux devantures défraichies demeuraient debout bravant la modernité dans un ultime acte de résistance.

Toujours dans l’Est de Londres, s’établirent à Brick Lane, une longue rue décorée de street art, bon nombre de bangladais et d’indiens. The Brick Lane Vintage Market est un lieu incontournable pour les amateurs de fripes et de vinyles. Cependant les prix ne sont pas bradés et après renseignements pris auprès des vendeurs, j’abandonnai l’idée d’arborer un t-shirt de The Clash ou des Sex Pistols à mon retour au bureau le lundi. Les nombreux stands de street food firent en sorte que la balade matinale se prolongea volontairement jusqu’à l’heure du déjeuner. Brick Lane était certainement le meilleur endroit pour y déguster un curry mais aussi à l’intérieur du food hall : saucisse polonaise, vapeurs chinoises, plats vegan, fish and chips et bien d’autres mets à manger sur le pouce mais néanmoins appétissants.

Diana Rigg qui interprétait Emma Peel dans la série Chapeau Melon et Bottes de cuir.
Diana Rigg qui interprétait Emma Peel dans la série Chapeau Melon et Bottes de cuir.

La City.

Visiter la city un samedi après-midi semblerait aussi calme qu’une balade dominicale dans les rues de Rome un jour de derby. Les photographes passionnés d’architecture pouvaient donc s’en donner à cœur joie pour capturer les grattes ciel aux structures futuristes jusque la cathédrale St-Paul.    

La cathédrale Saint-Paul.
La cathédrale Saint-Paul.

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